C’était un acacia, radiana, solitaire

Qui poussait tout là-bas, aux confins du désert.

Perdu dans tout ce sable comme dans une mer,

A tous les touaregs, il servait de repaire

Lorsque leurs caravanes traversaient le Niger.

Cet arbre, absolument isolé de la terre,

Maintenant remplacé par une branche en fer

Parce qu’un chauffeur, ivre, qui faisait marche arrière

A heurté cette icône, tortueuse et altière.

L’arbre qui gît au sol provoqua la colère

De quelques voyageurs, scrupuleux et diserts.

Ces gens prirent la dépouille et puis la transportèrent

Sur le toit du quatre quatre qui servit de civière.

La femme qui commandait, très grande avocassière,

Transforma leur convoi, en convoi mortuaire,

Et comme Jésus Christ emmené du Calvaire,

Ils emmenèrent l’arbre au musée de Zinder,

Ce lieu si triste et chaud, devenu sanctuaire

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© 2018 Paul GRIMALDI-ORSINI